Auteurs : Masuku Phindile T; Mamba Lwemvelo

ISSN : 2709-8575

Affiliations : Responsable de la recherche – Division de la recherche, de la stratégie et des statistiques du Service des recettes d'Eswatini ; Analyste principal – Division de la recherche, de la stratégie et des statistiques du Service des recettes d'Eswatini

Source: Revue fiscale multidisciplinaire africaine, volume 5, numéro 1 (2025), p. 276–295

https://doi.org/10.47348/AMTJ/V5/i1a13

Abstrait

La taxe sur la valeur ajoutée (TVA), une taxe à la consommation prélevée sur la valeur ajoutée à chaque étape de la production dans la chaîne de valeur, a été introduite en Eswatini au mois d’avril 2012 afin de remplacer la taxe générale sur les ventes (GST). Lors de son introduction, son taux était fixé à 14% et, depuis 2012, le seuil d’enregistrement à la TVA est fixé à 500 000 E. Cependant, en raison de l’inflation et de la valeur temporelle de l’argent, 500 000 E en 2012 ne correspondent plus à 500 000 E en 2024, d’où la nécessité de revoir et de déterminer le seuil optimal de TVA. Cette étude utilise une méthode qui consiste à collecter le plus de recettes de TVA possible auprès de moins de contribuables afin d’estimer le niveau optimal du seuil de TVA pour l’Eswatini. Ce niveau optimal permet de réduire les coûts administratifs et de conformité tant pour l’administration fiscale que pour le contribuable. Les résultats de l’étude montrent que les variations marginales du nombre de contribuables enregistrés et de la TVA à percevoir auprès d’eux convergent vers un seuil de TVA compris entre 800 000 et 900 000 E pour l’Eswatini ; à ce niveau, 99% des recettes de TVA perçues proviennent de seulement 54% des contribuables enregistrés à la TVA. Par conséquent, sur la base de la méthodologie utilisée, l’étude recommande de réviser le seuil de TVA de 500 000 à 900 000 E afin de permettre une perception rentable de la TVA dans le pays.