Auteurs : Ziyanda Dlamini

ISSN : 2709-8575

Affiliations : Master en économie appliquée, licence en sciences sociales obtenues à l'Université d'Eswatini ; ancien analyste économique au sein du Service des impôts d'Eswatini ; actuellement économiste au Département de la recherche de la Banque centrale d'Eswatini

Source: Revue fiscale multidisciplinaire africaine, volume 5, numéro 1 (2025), p. 177–193

https://doi.org/10.47348/AMTJ/V5/i1a8

Abstrait

Afin d’atteindre divers objectifs macroéconomiques, notamment un faible taux de chômage, une amélioration de la balance des paiements et une croissance économique renforcée, de nombreux pays ont eu recours aux dépenses fiscales comme l’un de leurs instruments de politique budgétaire au fil des ans. Cette étude a examiné les effets des dépenses fiscales sur la croissance économique dans la zone monétaire commune (ZMC) de l’Afrique australe entre 1985 et 2021. Elle s’est concentrée sur les pays dont les politiques monétaires sont liées à celle de l’Afrique du Sud. Les données utilisées concernent les dépenses fiscales, les dépenses publiques, la formation brute de capital et l’inflation, ainsi que les exportations et les importations. Trois modèles ont été utilisés dans l’analyse et le test du multiplicateur de Lagrange a indiqué que le modèle approprié était le modèle MCO groupé plutôt que les modèles à effets aléatoires et à effets fixes. L’analyse empirique de la recherche a utilisé le modèle MCO groupé pour déterminer la relation entre les variables. Les résultats montrent un effet positif et significatif des dépenses fiscales sur la croissance économique et indiquent en outre que la croissance économique dans la ZMC est influencée positivement par la formation brute de capital, l’inflation et les exportations, tandis que les dépenses publiques et les importations ont un effet négatif sur la croissance économique. Le chercheur a conclu que les dépenses fiscales, en tant qu’instrument de politique budgétaire, sont efficaces pour promouvoir la croissance économique. La recommandation politique est que les gouvernements devraient maintenir les subventions liées aux dépenses fiscales ; afin de renforcer l’utilité de cet instrument budgétaire, il convient de le réévaluer périodiquement en vue de déterminer si les objectifs souhaités sont atteints.